Il y a 67 ans, la bataille de Bir Hakeim

10 06 2009

La bataille de Bir Hakeim
Album : La bataille de Bir Hakeim

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Le 31 décembre 1941, la 1ère brigade française libre sous les ordres du général de Larminat quitte la Syrie. Le 1er régiment des forces françaises libres (1er RAFFL), est intégré dans la division et va mener à Bir Hakeim une bataille prestigieuse, aujourd’hui inscrite dans les plis de son étendard.

Le 14 février 1942, la brigade relève la 150ème brigade du Yorkshire et occupe la position de Bir Hakeim en Libye. Aux quatre angles de la position, le commandant Laurent-Champrosay fait enterrer ses pièces d’artillerie, des canons de 75 mm qui, montés sur pneumatiques, sont légers et manœuvrables.

Les pièces peuvent ainsi être parfois affectées dans des unités légères et mobiles, les jock columns (raids de harcèlement en appui des bataillons d’infanterie contre l’ennemi), menées par le capitaine Charles Bricogne.

De son côté le maréchal Rommel commandant l’Afrika-Korps, forces allemandes en Afrique du nord, relance l’offensive. Il veut enlever Tobrouk aux Anglais qui ne sont pas encore prêts à faire face à ses chars, mais il butte sur le verrou de Bir Hakeim le 27 mai.

Un peu plus de 3500 Français des forces alliées sont alors en position. Parmi eux le 1er régiment d’artillerie des forces françaises libres du chef d’escadron Laurent-Champrosay. La bataille de Bir Hakeim durera 15 jours. 15 jours durant lesquels la soif et le feu ne cesseront de brûler les hommes. 15 jours qui permettront aux alliés anglais de renforcer la défense de Tobrouk.

Du 27 au 31 mai, la division italienne Ariete attaque la position. La 1ère batterie, commandée par le capitaine Quirot, est au sud-ouest. C’est elle qui, fidèle à sa devise (prima ad ignere, première au feu), ouvre le feu dès le début. La 2ème batterie aux ordres du capitaine Chavanac, depuis le nord de la position, tire à son tour.

La 1ère batterie est appuyée par la 3ème, commandée par le capitaine Gufflet. Quant à la 4ème batterie, commandée par le capitaine Morlon, elle engage un âpre combat contre une colonne de chars italiens au sud-est. L’offensive sera repoussée et les troupes alliées se lancent à la poursuite de l’ennemi, qui bat en retraite du 31 mai au 2 juin.

Mais deux nouvelles divisions de l’Afrika-Korps, arrivées en renfort, encerclent Bir Hakeim. Durant 7 jours, du 2 au 10 juin, les forces alliées et le 1er RAFFL vont mener un combat acharné contre les assauts répétés de l’ennemi. Les défenseurs résistent par des tirs d’artillerie directs contre les blindés ayant franchi les champs de mines, et malgré les bombardements aériens allemands.

Le 9 au soir, munitions, eau et vivres sont pratiquement épuisés. Dans la nuit du 10 au 11 juin, la brigade tente une sortie en force pour rejoindre les positions anglaises. La percée réussira, au travers des champs de mines, de nuit, malgré les tirs de mortiers et de mitrailleuses.

149 hommes manqueront à l’appel. Parmi eux le chef d’escadron Charles Bricogne, commandant le 2e groupe du 1er RAFFL et compagnon de la Libération. Mais aussi le capitaine Gufflet. Le 1er RAMa a écrit à Bir Hakeim l’une des pages les plus illustres de son histoire.


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