Il y a 91 ans Paris sous les obus

27 03 2009

Paris sous les obus
Album : Paris sous les obus

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Les proches alentours du quartier Mangin recèlent de trésors. C’est ainsi que dans le bois de Crépy-en-Laonnois se trouve les restes de l’emplacement d’un canon mythique : le Pariser Kanone.

En 1918 les Allemands mirent au point un canon monumental qui avait pour but de tirer sur Paris. L’objectif était avant tout de provoquer la terreur parmi la population qui se croyait en sécurité loin du front

C’est le professeur Rausenberger, chef du département artillerie de la société Krupp, qui en 1916 proposa de construire un très long tube de 210 mm introduit dans le corps d’un tube de marine de très gros calibre. Les projectiles prêts en janvier 1918 étaient des obus de 104 kg tirés à la vitesse de 1647 mètres seconde et pouvant atteindre 128 kilomètres de portée.

Crépy-en–Laonnois ayant été choisi par les allemands pour être la première position de tir, les travaux d’aménagements commencèrent. Et c’est le 23 mars 1918 que les premiers obus furent tirés. 

A Crépy-en-Laonnois, la plateforme de tir supportant l’affût (sur voie ferrée) était composée de deux éléments:

1– une superstructure mobile constituant une plateforme tournante métallique destinée à recevoir l’affût sur voie ferrée et offrant un champ de tir tous azimuts (360°).

2– Une plateforme en béton assurant la stabilité et supportant la plateforme métallique tournante à laquelle elle est boulonnée.

Le système d’artillerie, appelé « Pariser Kanone », et non « Grosse Bertha » qui désigne un autre dispositif, a fait preuve de capacités techniques inégalées à ce jour considérant les moyens disponibles à cette époque. A plus de 120 km de distance, l’évaluation des impacts se faisait… par la lecture de la presse le lendemain !

Les canons étaient dissimulés dans les bois et camouflés par des branchages. Pour tromper l’adversaire, des canons secondaires tiraient en coordination avec les pièces du Pariser Kanone afin de perturber un éventuel repérage de la position au bruit.

Pour l’anecdote, les Allemands avaient aménagé une piste d’aviation pour protéger les canons d’une contre attaque française. L’un des chefs d’escadrille de ce dispositif aérien en 1918 fut le lieutenant Goëring, futur maréchal de l’air d’Adolf Hitler !

Il est possible de visiter les restes de l’emplacement de tir bétonné dans le bois de Crépy-en-Laonnois.


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